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Comments

  1. Pour ma part, je souhaitais à peu près la même chose, je ne voulais pas être bloquée sur un lit d’hôpital à attendre que mon col se dilaté sans ressentir aucunes douleurs, aucuns changement de mon corps. L’accouchement sa’s péridurale est quelque chose que je voulais faire, tous ressentir, afin de laisser réagir mon corps et mes instincts pour faire avancer au mieux le travail… Sauf que voilà, on ne décide pas toujours de tout. Après 4 nuits chez moi à avoir des contractions qui jusqu’à la dernières n’étaient pas régulières, je dis à mon conjoint le mardi matin qu’il faut qu’on aille à la maternité, car mes contractions sont régulières depuis plus d’1h et à peine espacées de 5 minutes. Une fois arrivée, la sage-femme m’osculte, mon col a bougé, il est dilaté à 2 cm, elle m’envoie marcher et m’invite à revenir en fin de matinée pour faire un point sur l’avancé du travail. Nous revoila à 11h30, mon col est toujours à 2 mais c’est centré, habitant un peu loin, elle décide de m’installer en chambre de pré-travail car elle pense que c’est pour dans la journée ou la nuit… Seulement voilà, plus la journée passe et moins j’ai de contractions puis vers 18h, le travail reprend comme chaque soir depuis plusieurs jours… Après une nuit à subir de nouveau des contractions, sur le petit matin, mes contractions cessent de nouveau, le gynéco de garde m’osculte et décide de me garder vu que mon terme est le sur-lendemain. Le lendemain même schéma seulement voilà après 7 nuits sans dormir, avec des contractions de plus en plus intenses dans la douleurs (je bloquais le monito à chaque contractions) et qui se sont localisées dans les reins la dernière nuit, je craque et sonne à 4h du matin en pleure, je demande si je peux avoir quelque chose pour la douleurs… Résultat, on m’installe en salle de travail, on m’explique que je fais une dystocie de travail et que j’ai besoin qu’ils m’injectent leur produit de déclenchement (chose que je ne voulais surtout pas, mais après 7 nuits, il fallait faire quelque chose…) pour faire avancer le travail mais voilà un autre problème se pose c’est que je suis
    épuisée, entre la dernière nuit chez moi et ces 3 jours où je suis hospitalisée, cela fait 3 jours et 4 nuits que je n’ai pas fermé l’œil et la sage-femme me dit qu’il faut absolument que je dorme pour récupérer car dans l’état dans lequel je suis je ne vais pas être capable de pousser le moment venu. Alors comme vous vous en douté, il me propose la péridurale, ce que j’accepte car j’étais réellement épuisée, je n’avais jamais connu ni ressenti une telle fatigue, je tenais à peine debout. Une fois la péri posée, je m’endors dans les 5 minutes qui suivent… Ils décident de commencer le déclenchement à 8h, en 2 j’ai gagné 2 cm ce qui fait que je suis dilatée à 4cm, je suis contente car ça avance enfin.. Sauf que voilà a 11h30, je suis prise de fièvre, je monte à 39,8, mais fille est en tachicardie et le gynéco se laisse une heure pour voir si je descend en température et si le travail continue d’avancer que ça fait 2h que je bloque à 4cm… Malheureusement je ne bougerai pas de ces 4 cm et après tout ce que j’ai enduré, la décision est prise de m’envoyer en césarienne d’urgence, car mon col ne bouge pas et se réépaissi, ma fièvre est toujours présente malgré le paracetamol et ma fille toujours en tachicardie… J’espère que je pourrai aller au bout de mon projet de naissance pour mon 2eme enfant, mais en tout cas, moi qui était anti péridurale, et qui ne voulais absolument pas d’un déclenchement, j’aurai tout vécu pour la naissance de ma puce, mais aujourd’hui elle est la, elle va très bien et malgré toute ces douleurs qui sont déjà oublié, je remercie le fait qu’on ait de quoi soulager ces douleurs…

  2. J’avoue que pour ma part, quand on m’a demandé quel était mon « projet de naissance », je n’ai pas su quoi dire car je ne savais même pas ce que c’était !!!
    Milie attendait son premier enfant, mais n’était quand même pas novice à la matière en tant que sage femme !
    Personnellement, j’ai donc simplement noté : une péridurale, et le papa coupe le cordon ! Et c’est tout !
    Mon accouchement a été génial, entouré d’une sage-femme et d’une puéricultrice adorables, qui ont procédé de la meilleure des manières ! Si c’était à refaire, avec l’expérience que j’ai maintenant, je le referais exactement pareil !
    Ce que je veux dire, c’est que lorsqu’on n’a jamais accouché, il est très difficile de savoir comment cela se passe réellement (même si on nous a raconté ou qu’on a lu plein de choses sur le sujet), et je pense qu’il est essentiel de faire confiance au personnel médical qui est là pour notre bien-être avant tout !
    Peut-être ai-je eu de la chance, mais la 12 aine (ou +?) de personnes que j’ai pu voir lors de mon séjour à la maternité était vraiment bienveillante à mon égard et envers mon bébé! Quel beau souvenir !

  3. Chez moi, en angleterre, c’est plutot la péridurale qui est considérée comme exceptionnelle. Elle n’est pas systématique, loin de la.

  4. Très beau témoignage qui me conforte dans mon envie d’accoucher sans péridurale et si possible, à domicile, je ne suis pas encore enceinte et me pose tout un tas de questions, mais étant aide-soignante et connaissant bien le côté médical, j’aimerai en sortir au maximum le jour j ! Ce genre de témoignages me donne la pêche ! Toutes mes amies me prennent pour une folle, quand je parle d’accouchement à domicile, d’hygiène naturelle infantile, de ne pas acheter de produits industriels et de réduire au maximum le médical dans la vie de mon bébé, ayant été moi-même beaucoup traitée enfant par des médecins pour des angines à répétition, j’ai envie de tester d’autres choses, plus naturelles autant que faire ce peu. Alors merci pour ce joli témoignage !

  5. Très beau parallèle avec l’ascension longue, fatigante et douloureuse d’un tel sommet !! Pour mon loulou d’amour je voulais tenter le sans péri et avoir un accouchement le moins médicalisé possible, mais je m’étais laissé une marge de manoeuvre, je remettais le moment dans les mains de l’équipe médicale en me disant que c’est leur métier, qu’ils ont fait les études et ont l’expérience pour. J’ai repoussé la péri au maximum, et ne l’ai demandé que lorsque je n’en pouvais réellement plus, je voulais avoir assez d’énergie pour vivre à fond le dernier moment avant l’accession au sommet. J’ai pu somnoler les deux dernières heures de travail et reprendre assez de forces pour pousser, et la Vue a été au delà de toutes mes expériences, dans un tourbillon d’émotions tellement magique que j’ai regardé mon fils et son papa, et je leur ai dit que je signe direct pour le deuxième !
    Longue vie à votre jolie vue, et merci pour ce beau témoignage !

  6. Bonjour ,
    Ce témoignage est magnifique . Merci !
    je suis déjà Maman, la première fois le travail a était très très long … et j ai craqué au bout de24h de contraction pour la peri, nerveusement j’ai lâché … Je regrette de ne pas en avoir plus parlé que ça avec l équipe médical, car j’ai eu une dose de « cheval » , et n’était plus du tout mettre de mon corps…mais j aurai aimé erre plus armé face à tout ça , mieux préparé , accompagné dans mon idée …
    j’ai réellement eu cette sensation de ne rien maitrisé , de ne pas avoir accouché moi même, d’être passé à coté de l’essentiel…
    Je suis de nouveau enceinte, et plus que jamais , je veux cette ascension de l’Everest, et je vois pas pourquoi je n’y arriverai pas !

  7. Je l’avais lu déjà dans les commentaires de « l’appel à témoins ». Au top! Superbe. Ça serait cool si la maman était partante pour nous raconter son accouchement ou tout du moins son ressenti, si elle a des conseils etc : ) juste une idée. Des bisous.

  8. C’est intéressant de voir qu’il y a une réelle différence de culture de péridurale entre différents lieux / régions / modes de vie. J’ai lu qu’en Allemagne il fallait plus se justifier si on souhaite la péridurale compte tenu des risques engendrés par celle-ci (taux plus élevé d’extraction instrumentale, césarienne, risque de ralentir l’avancée du bébé, etc…). Dans ce projet de naissance, j’ai l’impression que Milie doit presque se justifier de vouloir accoucher de façon « normale ». Je mets normale entre guillemets car je sais que ce n’est pas la normalité pour toutes mais pour moi en tous cas je considère l’accouchement non médicalisé comme standard et les interventions médicales (péridurale, autres anesthésies, monito en continu, perfusion, injections, déclenchement, etc…) comme des outils à utiliser uniquement en cas de problème. Pour moi, l’accouchement est un processus biologique comme l’éternuement ou la procréation, et je ne me rends pas à l’hôpital pour ce genre de processus, tant que tout va bien. Mais je trouve bien que ce type de projet de naissance puisse être respecté, qu’on soit primipare ou non, sachant qu’en moyenne les femmes ne font pas beaucoup plus de 2 enfants, insister pour qu’une femme soit anesthésiée la première fois revient à couper la moitié des désirs de sensation de celle-ci. Toute femme commence par un premier accouchement, c’est donc le cas le plus fréquent et je ne vois pas pourquoi cela doit être considéré par les médecins comme un risque ou une raison de ne pas écouter la future mère sous prétexte qu’elle ne se rend pas compte.

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