Commentaires

  1. Emi a écrit

    Bonjour,

    Je tenais à laisser un commentaire même si je ne lis votre post qu’en 2019 pour les femmes confrontées actuellement ou dans le futur à cette question.
    Dans mon cas je suis tombée enceinte sous stérilet et quand je me suis rendue compte que j’étais enceinte, on a essayé de faire enlever le stérilet mais c’était trop tard. D’où mon premier conseil: au moindre retard de règles sous stérilet courrez faire les examens sanguins de grossesse et si vous êtes enceinte sous stérilet courrez aux urgences essayer de faire enlever le stérilet immédiatement.
    Dans notre cas, heureusement on est un couple stable et on pensait déjà à avoir des enfants dans un ou deux ans donc c’était une belle et incroyable surprise que le bébé ait « décidé » de venir avant, même si cela a chamboulé notre organisation notamment pour moi au niveau travail.
    Au début nous étions sur un nuage et confiants mais quand on n’a pas pu enlever le stérilet on a commencé à bien s’inquiéter quand on a posé plus de questions sur les risques, certes marginaux mais existants tout de même (notamment prématurité ou même prématurité avec handicap).
    On a demandé un deuxième avis pour soupeser si on devait poursuivre la grossesse, comme on le souhaitait, ou pratiquer une IVG pour éviter tout risque de santé au bébé.
    Les médecins ont été rassurants en disant que c’était tout à fait possible de poursuivre la grossesse sous stérilet mais sous surveillance.
    Cela a été effectivement le cas: j’ai dû m’arrêter de travailler dès le 3 ème mois de grossesse et rester pendant le reste de la grossesse au repos à la maison pour éviter toute hémorragie (j’avais une poche de sang) et toute déchirure de la membrane.
    J’avais le droit de sortir mais plutôt près de chez moi pour des marches de 15-20 minutes maximum par exemple pour acheter quelque chose au supermarché, faire une micro balade, ou un micro trajet mais pas des gros déplacements, pas trop de marche ou activité physique, et bien sûr pas de voyages etc pour éviter les contractions.
    À ce jour, cela a porté ses fruits: la grossesse se poursuit avec un bébé en bonne santé et l’accouchement aura lieu bientôt, sûrement par césarienne vu la place du stérilet près des yeux du bébé (le stérilet a beaucoup bougé pendant la grossesse, notamment selon les mouvements du bébé lui même)…
    Ce message pour dire aux femmes confrontées à une grossesse sous stérilet que chaque cas est différent et que si vous êtes dans le même cas et que votre souhait profond c’est de garder ce bébé vous pouvez le faire même avec le stérilet comme je l’ai fait mais je conseille d’être très prudente et de rester au repos au maximum du coup pour éviter la fausse couche ou la prématurité et ses complications possibles, ainsi que de bien étudier la place du stérilet par rapport au bébé etc. pour décider si vous accouchez par voie basse ou césarienne.

    • Bernard-Moulin a écrit

      Bonjour
      Votre témoignage ma rassure je viens juste d’apprendre que je suis enceinte de 3 semaines sous stérilet en cuivre et j’ai une peur énorme !!
      Se stérilet devient mon pire démon mon cauchemar !!

      Comment c’est passé la fin de votre grossesse et votre accouchement

      Cordialement
      Camille

      • Marine a écrit

        Bonjour Camille,

        Je viens d’apprendre la même chose… enceinte de 4 semaines sous stérilet avec bébé de 20 mois qui déjà lui non plus n’était pas prévu…

        Qu’avez-vous fait ?

        • Mélanie rbt a écrit

          Bonjour. Même parcours pour mois mais ma première n’a que 12 mois et 6 jours… Grossesse sous stérilet met le sterilet à été retiré pour le moment pas de signes de fausse couche mais beaucoup d’interrogation pour nous parce que la première n’était pas prévue mais aujourd’hui nous sommes le sparents les plus heureux du monde. Mais la question que je me pose c’est ne garder ou interrompre… Le papa est pris de court il a déjà eu du mal à trouver ces marques Avec notre première. Il me dit que la décision m’appartient que c’est mon corps et qui sera quand même présent. Même si il aurait voulue attendre un ou 2 ans. Il voudrait profiter de bb1 plus longtemps et on vient d’acheter notre maison donc s’y posé un peut… Beaucoup d’interrogation…

      • Malika.N a écrit

        Bonjour,

        Je suis sur stérilet en cuivre ; mais depuis quelque temps je me sens pas bien , je suis envahie par des nausées; vertiges .

        Avez eu des symptômes ?

    • Kouala a écrit

      Bonjour
      Je suis dans la même situation enceinte avec stérilet 10sa aujourd’hui, relation stable on vient de se marie. Nous décidons de garder le miracle malgré les informations au urgence. Cependant j’ai des saignements depuis le début accentués aujourd’hui à 2 serviettes dans direction les urgences mais ouf tout va bien pour bébé le cœur bat. Nous devons attendre l’écho t1 le 16 novembre pour avoir un bilan. Mais beaucoup de questions même si j’y Crois profondément. Pas de hazard.
      Pouvez vous me dire les problèmes que vous avez eu particulièrement avec le stérilet et quelles suivi vous avez eu.
      Merci

  2. yann a écrit

    Juste pour vous dire que ce soir, ma femme m’annonce qu’elle est peut être enceinte…
    Que dire, elle est sous stérilet.
    On pensait en avoir que 2.
    A cette nouvelle…. j’ai éclaté de joie ! Mon dieu oui il va falloir s’adapter, mais… waw !
    J’espère que cela va ce faire…
    3 enfants, juste waw !

  3. Caro a écrit

    Bonjour,

    Je suis tombée ici par hasard, je pense que je suis enceinte, avec DIU hormonal… je vais passer le test demain et je cherchais des témoignages sur la faisabilité, la viabilité surtout, d’une grossesse avec DIU.

    Mon cas est différent, et pourtant similaire au tien : je suis maman d’une adorable enfant de presque 4 ans, arrivée par surprise après 3 mois de relation, et que j’ai eu tard (accouchement à 36 ans)alors que j’avais été diagnostiquée stérile (utérus inhospitalier), je ne prenais donc aucune protection !
    Depuis j’ai divorcé d’avec son papa il y a tout juste un an, et nous nous battons encore aujourd’hui pour la garde de notre princesse.

    J’ai repris il y a quelques mois une relation, vieille de plus de 10 ans, avec celui que je suis persuadée d’être l’homme de ma vie. Lui, il a deux ados, nés d’un premier mariage (divorcé aussi donc) et lorsque nous parlons grossesse, il me dit qu’il veut qu’on ait un enfant à nous mais comme moi il n’est consciemment pas prêt à ça maintenant.
    On ne vit pas ensemble et nos situations respectives ne nous permettent pas de nous mettre « en ménage » maintenant, pire, on est tous les deux loin de se sentir capables de revivre en commun tant nos séparations réciproques ont été violentes surtout pour nos enfants, et tant nous en sommes sortis perdants sur le plan financier. On veut prendre le temps. On veut fonder une belle et grande famille recomposée, en tenant compte de mon âge et des risques pour une grossesse. Mais dans un an ou deux.

    Et voilà que la semaine dernière mon généraliste me diagnostique une violente gastro-entérite. Médicaments, et une semaine plus tard, les nausées se sont aggravées, et j’ai tous les symptômes que j’associe à ma grossesse : acidité gastrique, nausées, poitrine sensible, température élevée et même cette habitude compulsive bizarre qui m’avait fait suspecter ma grossesse il y a plus de 4 ans : la protection permanente et inconsciente de mon ventre avec mes mains.

    J’ai peur.
    Peur de mettre en danger ma relation avec l’Homme (je ne lui ai pas encore parlé de mes doutes).
    Peur de faire une FC, peur de la GEU, peur de la grossesse à 40 ans tout simplement.
    Pour moi, si c’est positif, il n’est pas question d’envisager l’avortement, parce que ce sera peut-être ma seule et dernière chance d’avoir un autre enfant à moi. Peut-être aussi un peu par principe moral (je ne suis pas anti IVG au contraire, mais je crois au destin, et aux miracles, un peu).

    Votre témoignage m’a permis de me rassurer (via les interventions des autres hommes et femmes) sur la viabilité d’une grossesse « à risque » telle qu’une grossesse avec DIU peut l’être. Et puis ça m’a aussi dissuadée d’arracher moi même le DIU.

    Comme vous j’ai peur, mais je suis persuadée que la décision nous appartient.
    Que tous les témoignages et conseils, regards et jugements ne servent qu’à nous conforter dans notre propre décision.

    Je lis beaucoup de doutes dans votre post, mais aussi beaucoup d’envie de garder ce bébé. Je suis très curieuse de savoir ce que vous avez finalement décidé de faire.

    Personnellement je serais surement fixée demain, avec tous les changements et difficultés que cette grossesse va apporter avec elle si elle est confirmée.
    Et en mon âme et conscience je suis prête comme jamais à me battre pour que ça fonctionne si c’est positif.

    Un enfant ou deux, ça n’est pas tellement différent de ce que j’en ai comme expérience via mes amies.

    J’espère que quelque soit la décision que vous aurez prise, vous êtes en accord avec vous-même et cette décision.

  4. Lola a écrit

    J’ai deux enfants, mon premier petit bout a été une surprise (une vraie), son père et moi étions en couple depuis à peine 5 mois quand il a décidé de s’inviter, malgré la contraception.
    J’ai voulu avorter, parce que c’était « la bonne chose à faire ». Je te passe les détails, mais en discutant avec la psychologue du planning familial, elle m’a permis de me rendre compte que je voulais le garder.
    Elle ne m’a pas fait changer d’avis: elle m’a permis de prendre suffisamment le temps de me poser, au calme, pour réfléchir à ce que je voulais moi (mon compagnon étant comme le tien, dans l’optique du « quoi que tu fasses, je te soutiens).

    Aujourd’hui j’ai deux merveilleux enfants, qui ont 18 mois d’écarts. Parce que c’était ce que JE voulais 🙂
    C’est à toi de prendre ta décision, ce qui sera le mieux pour toi.

    Je veux 4 enfants, mais si je retombais enceinte tout de suite, sous contraception, alors que ma paupiette n’a que 4 mois, je sais que je ne le garderai pas.
    Tu dois faire ce qui te semble le mieux pour toi et à ta famille.
    Prends le temps de te poser, de souffler, et si tu en as le besoin, d’avoir les bonnes personnes pour en parler.

  5. Camille a écrit

    A mon tour de te donner mon point de vue ,
    Je suis une maman dont le fils est décédé qui a fait en tout et pour tout 11 Fausses couches et même avec tout ça il y a une chose qu’il faut que tu sache c’est TA vie TON corps personne n’a droit de te juger si tu décide de ne pas le garder !
    Oui certaines ( comme moi ) n’arrive pas à avoir d’enfant et ce n’est absolument pas une raison pour en vouloir à une femme qui avorte !

    Fait au mieux pour toi pour ton couple et pour ta famille !
    C’est toi qui aura en charge la gestion de tout ça et si tu ne te sens pas prête c’est une raison bien suffisant plutot que de se laisser dépasser !

    Je t’envoie plein de courage et j’espère avoir de tes nouvelles quelque soit l’issue de cette grossesse !

  6. Julien a écrit

    Bonjour Marie,

    Il y a beaucoup de réponses de femme, je me permets d’apporter la réponse d’un homme au milieu de tous les autres messages d’entraide et de soutiens. Alors certes, je dois sûrement me rendre moins compte qu’une femme de ce que cela comporte, mais tout de même, je suis marié depuis 2 ans et père d’une charmante petite fille, alors ce sont des sujets sur lesquels nous avons déjà beaucoup échangés avec mon épouse et qui ont solidifié notre engagement mutuel.
    Tout d’abord, je vois que votre homme vous soutient quelle que soit votre décision, et ça c’est déjà une super nouvelle ! Car chacune des décisions sera, pour des raisons différentes, lourde à assumer, et il est toujours plus facile d’assumer à deux que seul.
    En parcourant les différents forums de ce site, j’ai trouvé une personne qui est tombée enceinte juste avant son mariage. Elle n’avait pas le temps d’avorter avant le mariage, alors elle a avorté après. Aujourd’hui, elle nous apprend qu’elle ne regrette en rien sa décision, mais se fait la réflexion en revoyant ses photos de mariage : « A ce moment là nous étions 3… ».
    C’est cette réflexion que je trouve intéressante. Comment se voit-on une fois enceinte ? Ou pour le père, comment voit-on sa compagne une fois enceinte ? Est-ce que le petit embryon est déjà notre bébé ? Si oui, en tant que père je voudrai le considérer en tant que tel et en prendre soin en tant que tel. Si non… Je m’excuse, j’ai plus de mal à répondre au « Si non » car pour ma part je vois déjà le bébé. Je laisse le soin à d’autres personnes y répondre.
    N’hésitez pas à contacter des associations spécialisées sur le sujet, discuter, réfléchir… Même si le temps presse. Il y a des associations de tous bords, allez voir les 2, je pense que de recueillir différents témoignages de femmes ayant finalement refusé l’avortement et des témoignages de femmes l’ayant choisi sera très enrichissant.

    Je vous souhaite énormément de courage, un bon discernement avec votre compagnon, et beaucoup de belles choses pour l’avenir.

  7. Morgane a écrit

    On ne peut que t’apporter nos témoignages mais il n’y a que vous qui pouvez prendre cette décision.
    J’ai un petit garçon de bientôt 2 ans mais il y a 4 ans j’ai fait une IVG.
    Je me suis retrouvée enceinte au bout de la 1ère semaine de relation suite à un accident de capote avec celui qui va devenir mon futur mari dans 5 mois maintenant. Cette grossesse a été détectée assez tard et il a fallu prendre une décision rapidement. On était en tout début de relation, mon homme était encore à l’époque saisonnier et devait partir pour 5 mois donc revenir 1 ou 2 semaines avant la date prévue d’accouchement. La décision n’a pas été facile à prendre surtout après avoir fait l’échographie et entendre son coeur. Mais on savait que ce n’était pas de tout le bon moment. J’ai fait mon IVG entre nos 2 anniversaires en septembre.
    Par contre j’ai précisé à mon homme qu’un enfant j’en voulais et dès qu’on le pourrait (installé dans une maison plus grande et titularisé pour moi). Mon fils est arrivé 2 ans après et aujourd’hui je suis la plus heureuse avec notre mariage qui se prépare.
    On est parle de temps en temps et on est tous les 2 satisfaits de la décision prise. Il n’est pas sure que nous serions encore ensemble si nous avions garder ce premier bébé surprise. Même si mon homme m’a toujours soutenu et qu’il aurait été présent quoique je décide.
    Contrairement à certaines, je le vis très bien même si je n’en ai parlé qu’avec mes parents, mes beaux parents et certains de nos amis. Mes soeurs ne le savent pas, mais n’étant pas hyper proche d’elles celà ne me dérange pas. Je n’imagine jamais ce que pourrais être notre vie si je n’avais pas fait d’IVG. Je ne ressasse pas le passé, ne pense pas à son âge éventuel, …
    Je pense que pour bien le vivre il faut être sure de soit et ne pas avoir de doute car comme ça tu t’en sors bien mieux que contrainte et tu ne ressasse pas le passé.
    De toute façon qu’elle que soit la décision que tu prendras, ce sera la bonne pour ta famille.

  8. Jolivres a écrit

    Chère Marie,
    Tout d’abord je t’envoie plein de soutien et de tendresse si tu en veux.
    J’ai avorté il y a tout juste 2 mois et je me reconnais dans toutes les questions que tu te poses. Cela a été un tourbillon de questions, très pesant. Moi aussi en lisant le résultat du test, cela n’a pas été les larmes de joie que j’aurai pu imaginer mais de profonds doutes, mélangés à la peur de décevoir ou aux attentes que j’imaginais de la part de ma famille, mon travail, mes amies qui ont du mal à concevoir… J’ai énormément eu de mal à m’abstraire de toute cette pression extérieure, réelle ou non, pour me concentrer sur ce que moi je voulais, et sur ce que nous nous voulions en tant que famille.
    Un site internet m’a beaucoup aidé : jaiavortéjevaisbien. Ce sont des témoignagers de femmes de tous les âges de toutes les générations, qui montrent à quel point cette décision est intime. Dis-toi bien que tu es la seule à savoir ce qui est le mieux pour toi, et pour vous 3, en ce moment. Et surtout tu es LA principale concernée, ton corps, ta grossesse, ta maternité, ta féminité.

    Je te rassure aussi sur les médecins, je suis tombée sur une équipe très prévenante, à l’écoute, absolument pas dans le jugement. On a de la chance de vivre cela en 2016.

    Une fois ma décision prise et l’avortement passé, mon premier sentiment a été le soulagement. Comme si le plus dur était de se décider, maintenant il ne me reste plus qu’à « assumer ». Et c’est beaucoup plus facile d' »assumer » lorsque la décision est pleinement ressentie.
    Sûrement que dans quelques années je me demanderai aussi quel âge aurait cet penfant aujourd’hui, dans quelle classe il serait, etc… Je ne pense pas qu’on oublie, l’avortement reste une étape de la vie particulière, qui personnellement m’a fait énormément avancer en tant qu’adulte. Mais dans quelques années je pourrai aussi faire le bilan de tout ce que moi j’ai fait entre temps : m’épanouir dans mon travail, partir travailler au Bénin, voyager, m’occuper de mes grand-mères, profiter de mes amis etc.
    Je n’ai pas renoncé à la maternité, au contraire, mais j’ai envie de prendre en main mon chemin et le carrefour Maman n’était pas pour maintenant. Je ne veux pas être une maman qui fait une croix sur sa vie d’avant à contre coeur.

    Voilà pour mon témoignage, mais encore une fois à toi de te laisser aller pour découvrir ce que toi tu veux vraiment.
    Je te souhaite de parvenir à t’écouter et t’envoie plein de courage et plein de soutien !

  9. jolivres a écrit

    Chère Marie,
    Tout d’abord je t’envoie plein de soutien et de tendresse si tu en veux. J’ai avorté il y a deux mois après un tourbillon de questions très pesant. Comme toi, en lisant le résultat du test, ça n’a pas été les larmes de joie que j’aurai pu imaginer . Ce n’était pas le bon moment, je ne désire pas d’enfant maintenant. Plus tard oui. J’ai aussi eu énormément de mal à m’abstraire de ce que pourraient penser les autres, ma famille, mes amies qui ont du mal à avoir des enfants, mon boulot…etc. Mais en fin de compte cette décision est avant tout la tienne et celle de ton mari, c’est vos vies, vos prochaines années…a toi de les mener comme tu l’entends.
    Rassure toi aussi sur les médecins je suis tombée sur une équipe très prevenante et absolument pas dans le jugement. On a de la chance de vivre ça en 2016.

    Ce que je peux te dire c’est qu’une fois ma décision prise et l’avortement passé j’ai ressenti un immense soulagement. Comme si le plus dur avait été de se décider. Un site m’a particulièrement aidé: jaiavortéjevaisbien . Ce sont des témoignages de femmes de tous les âges, qui montrent bien à quel point cette décision est intime. Toi seule peut sentir ce qui convient le mieux.
    Peut être que ça marrivera aussi de me demander dans quelques années quel âge il aurait, dans quelle classe il serait.
    Mais je pourrais aussi faire le bilan de tout ce moi j’ai fait: partir travailler à l’étranger, voyager, etc.

    Je pense personnellement que ce qui compte c’est qu’au moment de prendre ta décision tu sois sûre de toi. A cet instant. On ne peut pas être sûre qu’on ne se demandera pas un jour « et si? » Mais c’est très important d’être en cohérence et en équilibre avec soi même au moment de se décider.

    Plein de courage à toi et de soutien.♡

  10. Liou a écrit

    Étrange en effet de demander l’avis des lectrices.

    Cette décision vous appartient.

    A te lire, j’ai déjà l’impression d’entendre ce que te dit ta « petite voix « .

    Le regard des autres, on s’ en fiche. Ô combien.

    Courage pour ta décision qui sera la bonne quoiqu’il en soit 🙂 .

  11. ... a écrit

    Marie ,

    J’ai lu ton article avec une grande attention. Je penses que PERSONNE ne peut choisir à ta place c’est une décision qui se prend entre toi et ton mari. Peu importe ce que penses les gens c’est VOTRE vie VOTRE avenir et n’importe laquelle de ces deux décisions fera des heureux et des mécontent. J’ai connu l’avortement il y a 5 ans un enfant pas prévu du tout j étais en couple depuis tout juste un an avec l’homme qui est devenu mon mari maintenant, puis le verdict tombe j’ai une grossesse hautement à risque pour moi et le bébé je prend donc la décision extrêmement difficile d’avorter et maintenant encore chaque année au moment de mon avortement je pleure, chaque année au moment de la date prévu de mon terme je pleure peu importe le temps la douleur reste la. C’est un acte qui changera définitivement ta façon te voir la vie et la façon dont tu te verra. Bon courage pour cette difficile décision

  12. Paulina a écrit

    Bonjour Marie,
    Il y a une phrase dans votre témoignage qui m’a fait tiquer :

    « … ou alors choisir de ne pas poursuivre cette grossesse, faire face aux psychologues et médecins, qui feront tout pour me faire renoncer, faire face aux regards des femmes que je connais et qui, en plein parcours PMA ou à force de mois d’essais, se diront « elle, elle en a un, et elle ne le garde pas… ».
    Les psychologues et médecins ne vont normalement pas tout faire pour vous faire renoncer (sinon excusez-moi mais ce sont des incompétents!), leur métier c’est de vous informer et de vous orienter selon votre choix, pas de vous orienter selon leurs convictions personnelles (normalement! en tous cas je vous le souhaite sincèrement). Si vous savez ou sentez à l’avance que votre médecin voudra vous inciter à garder le futur bébé, c’est peut-être qu’il y a un problème avec ce médecin 🙂 C’est VOTRE choix, VOTRE corps, VOTRE décision et celle de personne d’autre de faire ce que vous voulez, sentez et désirez quant au choix d’un avortement ou pas. En tous les cas, rassurez-vous, il y a plein de super médecins, infirmières, internes, échographes respectueux (encore heureux!) de votre choix et de votre corps, et c’est tout ce que je vous souhaite de rencontrer quelle que soit votre décision.
    L’avis des autres femmes, réel ou supposé, ne doit pas (je sais que c’est facile à dire) vous influencer sur ce que vous voulez faire! On ne fait pas un bébé pour les autres, mais pour soi, son couple, sa famille à venir ou déjà là…mais pas pour les autres femmes en PMA ou en difficulté pour avoir un bébé. On dirait que vous vous sentez peut-être coupable du regard des autres sur votre décision (mais peut être que je me trompe) : vous n’avez pas à l’être!!! Beaucoup courage à vous en tous les cas.

  13. May a écrit

    Bonjour Marie,
    Je ne laisse jamais aucun commentaire mais là ton témoignage me touche de près.
    J’ai 2 enfants de 2 et 4 ans, je suis tombée enceinte sous stérilet il y a 18 mois. Mon plus jeune avait 8 mois, mais pas le temps de se poser de questions puisque j’ai fait une GEU détectée en même temps que la grossesse aux urgences (oui je pensais faire une appendicite ^^ )
    Et voilà qu’il y a 10 jours je découvre que je suis de nouveau enceinte, sous pilule… Pas d’oubli je précise !!
    Oui il n’y a pas de justice… Certaines essaient en vain, d’autres tombent enceintes sans le vouloir…
    Bref, pour ma part, je pense pas que l’une d’entre nous soient effectivement en mesure de t’aider dans ton choix, je te fais part de mon expérience personnelle en ce qui concerne tes 2 points « d’études ».
    Mes enfants ont 23 mois d’écart et oui c’est pas toujours évident et de ne pas léser le premier et de ne pas « oublier » le second. Oui cela coûte un peu plus d’argent mais si vous envisagiez d’avoir un second enfant, ça ne coût pas moins cher plus tard. Mais pour te rassurer tu trouves toujours du temps pour les deux, et quand tu les as cela semble plus facile que d’imaginer. T’en as deux alors tu avances et tu assumes et ça se passe bien !!
    Mais si tu n’es pas prête (et avec un stérilet c’est sans doute le cas), si vous pensez que votre conception de l’éducation d’un enfant passe par plus de temps à accorder à chacun, à l’accompagner sur la voie de l’autonomie avant d’en avoir un second, que ce n’étaient pas vos plans tout simplement (d’où le stérilet !).
    Vous avez le droit de respecter vos envies initiales, et comme le dit Laurine, si vous ne vous voyiez pas actuellement avec deux enfants alors c’est sans doute pas le moment.
    Nous avons décidé de ne pas poursuivre cette grossesse, sans réelle réflexion car il nous était inconcevable d’avoir un 3ème enfant dans l’immédiat (pour diverses raisons) et même si les débats sur le droit ou non à l’IVG sont encore bien présents, même si les professionnels dans les planning familial ne sont pas diplomates (c’est du vécu), même si je n’ai pas encore subi l’IVG (prévu dans quelques jours), je sais que c’est la bonne décision pour nous.
    Et donc tout ça pour dire que chaque cas est différent et que c’est une décision que vous devez ressentir, VOUS et TOI aussi car quelque soit le choix tu es la première concernée.
    Que personne ne me jette la pierre mais les conséquences physiques d’une grossesse ou d’une IVG, restent à notre charge, nous les femmes.
    J’ai donc connu les 2 situations que tu projettes et je ne regrette aucune des deux dans le sens où je les ai choisies et ressenties comme juste au moment où je les ai vécues. et c’est bien là l’essentiel pour moi.

  14. Likama a écrit

    Ton post pout être le mien a quelques détails pré que j’ai deux enfants le dernier 10mois quand une semaine de nausées m’interpelle persuadé de ne pas être enceinte je fais un test pour rassurer mon mari sauf que positif… rdv doc prise de sang dans laprem mm une écho d’urgence tout ce bouscule autant les événements que dans ma tête en un pipi c’est le bordel dans ma vie ! Écho 30sec avec mon bb dans la poussette toute seule je le vois lui qui squatte depuis 7semaines et demi un petit coeur qui bat le coup de massue mon homme a eu la mm réaction que le tien sur le coup j’ai prit ça comme un manque de soutien il voulait juste pas mimposé son choix. Moi j’ai fait le choix de pas le gardé ça était la pire des décisions à prendremais en congés parental mon homme cdd mon bébé trop petit ma grande 5ans qui accepte déjà mal la venue de son frère pas de place à la maison passé en famille nombreuses c’était pas possible de lui coller l’étiquette du « pas prévue  » une semaine de réflexion jetait pas sur de moi …la veille j’ai fait une fausse couche mal au ventre envie de poussé,il m’a quitté il a finalement décidé pour moi j’ai pas échappé pour autant au curtage le lendemain mais je pense que de toute façon je l’aurais fait ,8mois après je suis passé par tout les états tristesse regret culpabilité (les doc et les gens t’aider bien pour ça ) mais au jour d’aujourd’hui à 8 jours de me marié je sais que c’était la meilleure des solutions ça va pas t’aider dans ton choix c’est une décision irréversible c’est jamais de guetter de coeur mais je suis en paix avec cette décision mm si j’y pense de temps en temps je ne regrette rien.bon courage à toi

  15. Marmotte a écrit

    Ton histoire me ramène presque un an en arrière, nous venions d’acheter notre maison, pleins pleins de travaux nous attendaient et nous venions d’être titularisés en tant que professeurs des écoles ! On s’était dit qu’on faisait les travaux et qu’on s’investissait dans nos jobs à fond histoire d’être bien en place et prêt pour lancer l’aventure bébé … Sauf que les travaux sont finalement plus longs que prévus, j’ai des soucis avec ma famille … la rentrée des classes arrive, j’ai des gros gros maux d’estomac, et deux mois sans être réglée, comme je suis sous DIU et qu’un rien perturbe mes cycles je mets ça sur le compte des chamboulements de l’été !
    3 jours après la rentrée, je n’arrive plus rien à avaler et, à la pause déjeuner, une collègue me dit que c’est peut être hormonal … le soir en quittant l’école je passe à la pharmacie et achète un médoc pour l’estomac et un test de grossesse … je n’ai jamais pris le médicament ! pour moi ça a été le gros flou, le bébé arrivait beaucoup trop vite, certes on en parlait mais je ne me sentais pas prête à accueillir un bébé dans ces conditions et matérielles et familiales … Quand j’ai joint la gynéco de ma ville m’a dit qu’elle ne voulait pas s’occuper de moi et que de toutes façons il fallait avorter … c’est au final à ce moment que j’ai eu un choc et ai compris que je le voulais vraiment ce bébé !
    Je me suis tournée vers le service gynéco de l’hôpital le plus proche, le stérilet a pu être retiré sans problème, il n’avait pas bougé en 5 ans.
    Aujourd’hui notre petit bonhomme a 4 mois et 6 jours, quand je le vois je me dis que peu importe les travaux, peu importe le boulot, c’est un amour et il a bouleversé nos vie radicalement en mieux ! L’heure du choix de la contraception est arrivé et je ne veux toujours pas avoir recours aux hormones, ce sera donc à nouveau un DIU et, après en avoir parlé avec le papa, nous sommes prêts à risquer à nouveau un « bébé surprise », on garde ce type de contraception en toute connaissance de cause, quitte à finalement ne pas avoir les 3 ans d’écarts souhaités …

    Après il ne s’agit que d’un témoignage, chacun fait comme il l’entend et comme il le sent ! Je te souhaite en tous les cas de prendre le recul nécessaire et d’écouter ton cœur et non les on-dits auxquels tu penses t’exposer !

  16. Cha a écrit

    Salut Marie,

    Comme je te comprends! Pour le clip mon premier je suis tombée enceinte sous pilule, encore étudiante, le papa aussi, on a pas les moyens d’avoir un bb, et peu de temps pcq quand je m’en rend compte, il me reste 10 jours pour avorter…
    Alors chez le gygy je refuse de voir l’écho, je lui demande ne pas mettre le son, o prend rdv à l’hôpital pour un IVG par aspiration… Je suis pas sure, lui non plus, mais on est jeune, on a pas fini nos études, et surtout on a pas un rond! Nous sommes les seuls à nous présenter en couple aux différents rdv avant IVG, et pourtant une quinzaine de nanas font la queue… Et puis on nous sort le même refrain, nous faisant culpabiliser à mort le choix de l’avortement qui n’est déjà pas évident.
    La veille du jour J mon homme part pour travailler, de nuit au Resto, et juste avant de partir il me dit tu sais, je pourrais toujours trouver un autre boulot si tu changeais d’avis.
    Bref, je ne suis pas allée avorter. Aujourd’hui il a 7 ans, on est séparé, je gere mon fils toute seule depuis quasiment le début. Heureusement que j’ai mes parents et maintenant mon cheri. Mais je ne regrette pas, et je sais que je n’aurais jamais fait tout ça si je n’avais pas eu mon fils. C’est pour lui que j’ai réussi. Tout ça pour dire que l’argent ça compte, mais ça ne doit pas dicter tes choix, et encore mins te dire si oui ou non tu dois le garder. A cette question il n’y a que toi et ton mari qui pouvaient décider. C’est soudain, mais après tout, un invité est toujours bien recu meme quand il n’est pas attendu…

  17. Laurine a écrit

    Hello
    Je crois que ta destinée est d être de nouveau enceinte, voulu ou pas…

    Ferme les yeux et est ce que tu te vois ou pas avec ce bout de chou?
    C est ça le plus important: te vois tu avec ou pas?
    Si oui, garde le
    Si non, ne le garde pas

    Ne te prends pas plus la tête, il ne faut pas car : privé d amour l ainé ou le privé de ses parents? non, tu auras suffisemment d amour pour les 2,
    les questions matérielles et financière? On sait tirs s adapter
    Un ou 2 enfants c est pareil o final

    Bien sur que si tu ne le gardes pas tu compteras les années que bébé auraient pu avoir ms tu pensera aussi aux raisons qui t ont fais choisir ton choix, et ça t aidera largement à relativiser car c est réfléchi!

    Fais le bon choix, te vois tu avec ou pas?

    Courage

  18. Opa a écrit

    Le plus important c’est que vous preniez cette décision à DEUX en votre âme et conscience.
    J’ai vu une scène de série TV (ok, on est loin du Rousseau et compagnie) que dans un choix cornélien, il suffisait de le jouer à pile ou face. Soit ça tombe sur ce que tu voulais vraiment soit sur l’autre et tu en sera contrarié donc tu sauras. Pour ce qui est de ne pas froisser les autres, ne pense qu’à ta famille, tu ne peux pas gérer le monde entier. Ici c’est la galère pour avoir un petit bout, déjà deux FC et sûrement bientôt 3. Mais le fait que tu gardes ou non ce bébé ne changera rien à ma situation.
    Tu as une troisième possibilité, tu peux faire le choix de laisser cette grossesse se poursuivre, cheminer avec ton mari et ton fils et si au moment de la naissance, vous savez que vous pourrez difficilement l’assumer, vous pouvez toujours le confier à l’adoption, à une famille qui n’attend que lui et qui se chargera de l’élever. Et cela ne t’oubligera pas à renier votre lien car en France, on peut reconnaître un enfant et quand même prendre la décision en son âme et conscience de le confier à une autre famille. Plus tard tu pourras lui expliquer ta situation et que tu l’a confier pour qu’il vive et qu’il fasse le bonheur de ses parents adoptifs.

  19. Clo a écrit

    Bonjour Marie,

    Ton histoire a fait écho à la mienne vécue il y a quelques mois. Déjà Maman deux petites filles de 3 ans et 13 mois, à l’époque, avec un DIU cuivre posé après mon deuxième accouchement, je ressens des symptômes que je connais sans trop vouloir y croire, puis verdict de la prise de sang, enceinte! Je suis alors passée par l’euphorie d’une nouvelle grossesse (après tout pourquoi pas un troisième même si ce n’est pas prévu si tôt, la deuxième venant juste de souffler sa première bougie) à tous les risques que cela comportait.
    On a enchaîné les échographies, pour exclure la GEU, puis dater la grossesse, et là ca s’est compliqué car grossesse peu évolutive (nous n’avons jamais trouvé d’activité cardiaque), stérilet impossible à retirer. On nous a expliqué les risques que tu cites à savoir les fausses couches précoces, les risques de grande prématurités, le risque infectieux…
    On a fini par prendre la décision avec le papa, de ne pas poursuivre cette grossesse, car on ne voulait pas prendre de risque que cela se termine mal, je pense que la douleur aurait été plus terrible encore. Cette décision je ne la regrette pas, mais j’ai du mal à l’accepter.
    L’acte en lui même s’est passé rapidement, mais j’avais l’impression d’être traité comme une écervelée qui avait mal géré sa contraception.
    Je n’ai maintenant plus de contraception, nous faisons attention aux cycles et cette fois ci si un bébé surprise s’invite c’est avec joie (et beaucoup moins de risques) que nous l’accueillerons!

    Tu as l’air d’avoir un homme attentif à tes cotés (ce qui est aussi le cas pour moi), alors parlez en tous les deux, et ne vous laissez pas influencer par les autres, vous prendrez la bonne décision pour vous deux et votre famille! Si vous poursuivez cette grossesse je vous souhaite un magnifique bébé! Dans le cas inverse, et bien ce n’est que partie remise pour quand vous vous sentirez prêt à accueillir à nouveau un bébé!

    Bon courage

  20. Laurène a écrit

    Bonjour,
    chacune d’entre nous a son histoire propre. Pour ma part, j’ai fait une fausse couche à 5 mois 1/2 de grossesse – après 4 mois d’essais – et je me suis vraiment rendue compte qu’une grossesse c’est quelque chose de magique et de précieux…un vrai miracle….c’est la vie d’un petit bonhomme que tu portes.
    Je pense qu’une grossesse ne tombe jamais au bon moment: tu commences un nouveau job, un nouveau poste, naissance trop proche de l’ainé…mais je pense aussi que c’est un tel miracle qu’il ne faut pas négliger cette chance…Je vois que tu n’es pas seule, tu es bien entourée de ton mari et vous avez déjà fondé une famille….alors certes, cet enfant n’arrive pas au moment voulu mais dans la vie, tout n’arrive pas toujours quand on veut! Après c’est vrai que je te dis ça parce que de mon coté, je ne suis pas tombée enceinte tout de suite et cette perte m’a beaucoup touchée mais je pense que cette vie est une vraie chance à saisir!!

  21. Ebea a écrit

    Bonjour
    je suis en partie dans ton cas.
    Je suis enceinte de mon 3ème enfant, un bébé surprise puisque je suis également porteuse d’un stérilet (hormonal pour ma part).
    Mon petit garçon (2eme enfant) à 19 mois.
    Comme pour toi, nous ne nous attendions bien évidemment pas à cette nouvelle, comme toutes celles qui font confiance en leurs DIU… Pour ma part je ne pouvais pas compter sur une éventuelle absence de règle pour me mettre la puce à l’oreille, mes cycles étant complètement anarchique depuis la pose du stérilet. Il a fallu que je réalise au bout d’une semaine de nausées qu’il ne s’agissait pas d’une gastro ! J’ai donc fini par faire un test de grossesse, évidemment positif. Le choc a tout de même était très dur, j’ai beaucoup pleuré, tétanisée par la peur (je m’étais déjà imaginée devoir être opérée, perdre une trompe à cause d’une GEU…), tétanisée par la réaction de mon mari, puis j’ai beaucoup pleuré de culpabilité. Je n’ai pas fait de PDS, connaissant le risque de GEU, j’ai préféré aller direct à l’hôpital. Nous avons été pris en charge rapidement par la gynéco. Et là, 2eme effet KissCool… Je m’attendais à voir au mieux un grain de semoule à l’écho, pas plus. En réalité nous avons vu un bébé déjà en formation et surtout, un coeur qui bat ! J’étais en réalité enceinte de presque 2 mois.
    La gynéco nous explique bien entendu la suite des choses, nous disposons encore d’un peu de temps pour prendre une décision radicale. Mais je dois avouer que ce petit coeur qui bat nous a boulversé. Ce petit coeur a pris la décision pour nous… Nous ne pouvions pas l’arrêter. Je suis incapable de te dire si notre décision aurait été différente si je n’avais été enceinte que de 1 ou 2 semaines et que nous n’avions pas entendu ce battement si vigoureux.
    Aujourd’hui, enceinte de 4 mois 1/2, je ne regrette absolument rien. Mes deux derniers auront 23 mois d’écart… même pas peur!
    Cette aventure nous aura encore plus soudé avec mon mari et ce bébé surprise est en fin compte très attendu ! C’est un cadeau.
    Peu importe ta décision, elle t’appartient à toi et ton mari. Le regard des autres n’a pas à influencer cette décision.
    Maintenant, d’un point de vue « technique », tu n’es pas dans l’obligation de retirer ce stérilet. Si tu poursuis cette grossesse, le stérilet va disparaitre progressivement vers l’intérieur de l’utérus et ne posera aucun problème (1er hochet de bébé !). La plupart du temps, les stérilets sont retrouvés dans le placenta lors de l’accouchement. Un retrait peu effectivement être le déclencheur d’une FC, mais pas à tout les coups. Pour ma part, nous n’avons pas eu le choix, les fils du stérilet ne sont plus accessibles, et c’est tant mieux, une décision de moins à prendre !
    Pour la petite histoire, lors de la 1ère écho « officielle » à 2mois1/2, le radiologue m’a dit avoir vu dans son cabinet beaucoup de grossesse sous DIU (tous systèmes et toutes marques confondus) depuis le début de l’année… Je me rends compte au fil du temps que effectivement, nous ne sommes pas des cas si rares que ça!
    Ma plus grosse interrogations maintenant est de savoir quel moyen de contraception je vais utiliser après… Le stérilet n’étant bien entendu plus le bienvenu chez moi!
    Je te souhaite beaucoup de courage dans ta décision, votre décision. Et plein de belles choses pour l’avenir.

  22. Blandine a écrit

    Bonjour,

    Comme Manon je ne suis ni maman ni enceinte, cependant ne pense pas aux autres qui sont en PMA, ton choix ne les concerne pas et ne leur permettra pas d’être maman à leur tour, elles n’ont d’ailleurs pas à le savoir. Chaque personne est différente, certaines feront une liste avec les pour et les contre, d’autres ne se poseront même pas de question,… donc on peut te donner notre avis, ça ne va pas t’avancer ! Au fond de toi, tu sais de quoi tu as envie, la réponse est là. Bon courage

    • Chloé a écrit

      Bonjour, je suis d’accord avec Blandine, je ne pense pas que cela t’avancera à grand chose de demander l’avis des lectrice de La Mariée en Colère sur une IVG ou non…
      Nous ne nous connaissons pas, et quand bien même nous partagerions nos expériences avec toi, chaque vie est différente et je ne vois pas comment le vécu d’inconnues pourrait t’aider dans cette décision si personnelle. Je te souhaite en tout cas bon courage pour ta prise de décision, que, je suis sûre, tu prendras seulement à deux, avec ta moitié 🙂

  23. Ely a écrit

    Bonjour,

    Je suis très émue par ton témoignage, m’étant retrouvée dans ton cas il y a quelques années. A t’entendre, la seule raison qui te pousserait à finir cette grossesse, c’est le regard des autres. Mais c’est ta vie et on a beau savoir qu’un enfant c’est un cadeau magnifique, je comprends qu’on puisse dire parfois « non, pas maintenant ».
    Je suis tombée enceinte à 20 ans sous stérilet (20 ans, je me suis toujours protégée, on a fait les tests de dépistage, je suis tombée enceinte de mon premier copain, celui que je vais épouser 5 ans plus tard, forcément on se dit:  » pourquoi moi? ») et j’ai avorté. Est-ce que c’était agréable ? Bien sûr que non. Est-ce que j’ai des regrets? Non plus. J’ai eu la chance à l’époque de tomber sur une équipe médicale très aimable, qui m’a soutenue (j’étais sûre de moi) jusqu’au bout. Qui m’a rassurée: non, ce n’était pas ma faute, il y a 0,5% d’échec sous stérilet, c’était tombé sur moi. Est-ce que des fois je pense à cet enfant ? Oui, bien sûr. Il aurait 4 ans. Mais je vois tout ce que j’ai fait et je sais qu’avec un enfant, je n’y serai pas arrivé, donc je n’ai toujours aucun regret. Seule chose: je ne veux plus jamais avorter, preuve que ça laisse quand même des marques psychologiques.
    Je pense que tu trouveras ici plein de maman prêtes à te rassurer sur le fait avoir deux enfants, ça compensera mon raisonnement. 3 ans d’écart c’est pas si proche que ça. Trouve aussi un bon médecin pour t’expliquer clairement les risques d’enlever le stérilet, de poursuivre la grossesse avec, car j’ai l’impression que dès que ça touche au DIU on nous balance des chiffres catastrophiques pris au hasard). Pour ma part enlever le stérilet n’a pas provoqué de fausse couche, je sais aussi que plein de bébés stérilets sont nés avec sans que cela ait provoqué de complications (on est d’accord, ça veut pas dire que c’est une généralité).
    Mais quelle que soit ta décision, ne laisse pas les autres essayer de te faire avoir des remords (genre la conne de gynéco qui te dira « bah y a 50% d’échecs sous stérilet, vous êtes inconsciente, vous avez chercher à avorter »), c’est ta vie et c’est toi qui la vie au quotidien, qui voit tes rêves disparaître, qui affronte les difficultés.

  24. Manon a écrit

    Bonjour Marie,

    Je ne suis ni maman, ni enceinte donc je ne sais pas si mon avis aura une valeur pour toi mais en tant que femme voilà ce que je peux te dire.
    Mieux vaut avoir des remords que des regrets… Le risque que tu le regrette un jour et trop présent dans ton témoignage. Je ne suis absolument pas contre l’avortement bien au contraire mais dans ton cas j’ai vraiment l’impression que tu le regretteras.
    Tu as déjà un petit garçon en pleine forme, je suis sur qu’avec ton mari vous aurez la force de faire front à 2 petits monstres.
    Je sais que la décision n’est pas facile mais fait toi confiance, suis ton instinct écoute ton corps, et réfléchie à ce que tu regretteras le moins.
    Je te souhaite beaucoup de courage et d’amour.

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