Commentaires

  1. Amaranth dit

    Ça m’est arrivé aussi. À la naissance du troisième, je n’arrivais pas à me dire que c’était le dernier alors même que nous nous étions mis d’accord avec mon mari pour trois enfants.
    C’était quelque chose de viscéral, j’avais l’impression que ma famille n’était pas complète. Je ne sais pas pourquoi mais je suis devenue obsessionnelle.
    J’en ai beaucoup souffert et beaucoup parlé, ce qui a entraîné des tensions dans notre couple. Je trouvais que mon mari était flou car on avait souvent parlé de vasectomie mais il n’était pas prêt à en faire une « au cas où ». Il plaisantait parfois sur le sujet, ce qui me blessait.
    J’ai tout de même cheminé de mon côté. Au moment où je lui ai expliqué que je respectais son choix mais que j’allais avoir besoin de temps pour faire le deuil, lui de son côté a décidé qu’il préférait avoir un quatrième enfant plutôt que de me voir souffrir et d’avoir ces tensions entre nous.
    Avec le recul, je pense que ce n’était pas l’enfant en plus qu’il ne voulait pas mais les conséquences sur notre quotidien : finances plus serrées, grossesse, accouchement, fatigue liée à l’arrivée d’un bébé, gestion et organisation, etc.
    Il avait aussi très peur que j’en veuille encore d’autres après car je viens d’une famille très nombreuse.
    Aujourd’hui, il adore notre petite dernière et ne regrette pas d’avoir dit oui, mais quand on reparle du sujet, il regrette parfois l’impact sur notre quotidien (couches, nounou, siestes, peu d’autonomie…). Je me dis qu’avec le temps, ces regrets vont probablement disparaître.
    De mon côté, je vis les dernières fois de ma petite avec beaucoup de joie. Notre famille est complète. J’ai choisi de faire une hystérectomie, ce qui nous enlève le poids de la contraception et nous évite une grossesse non-désirée.
    Même si nous vivons actuellement une très belle période de couple, très apaisée, amoureuse et heureuse, je sais que tout ça a laissé des traces, une blessure dans notre histoire, ce qui aurait été également le cas si nous n’avions pas eu notre dernière d’ailleurs.
    Le conseil que j’ai à vous donner, c’est d’en discuter avec votre conjoint, d’essayer de comprendre ses motivations et de lui exposer les vôtres. C’est malheureusement un sujet sur lequel il ne peut y avoir de « juste milieu ». L’un d’entre vous doit avancer vers l’autre. Soit votre conjoint décide qu’il est capable d’accueillir un nouvel enfant même si ce n’est pas son souhait le plus cher, soit vous décidez de faire le deuil de ce troisième.
    C’est une épreuve à surmonter, je vous souhaite de tout coeur de trouver ensemble votre chemin.

     
  2. audrey dit

    je trouve exagéré d’utiliser le mot « volé » dans votre témoignage « l »hopital m’a volé ….; », ils ont quand même sauvé la vie de votre fille!!!

    Votre mari fait bien de parler du coût pour un autre enfant et des conséquences, même si c’est pas top de sa part d’avoir changé d’avis en cours de route après vous avoir fait miroité ce troisième enfant, peut être a ’til peur d’avoir un autre enfant avec des soucis de santé!

    le mieux serait de lui exprimer votre ressenti, ne pas garder cela sur le coeur!!

     
  3. Laura dit

    Je n’ai pas vécu la même chose que toi mais je me doute que ca doit être dur.
    Je te conseille de ne pas hésiter à exprimer tes sentiments à ton mari, ta famille et tu peux en parler à un psy.

    Par contre, je pense que tu avais un peu idéalisé ce dernier enfant. J’ai fait mon second bébé en sachant que c’était le dernier et j’avais préparé avec le papa tout ce que je pouvais pour que ca se passe bien et profiter plus que pour le premier bébé. Au final, tout c’est mal passé et je n’ai pas profité. J’ai été malade toute la grossesse et on a eu plusieurs frayeur pour la santé du bébé donc j’ai détesté cette grossesse (la première c’était pourtant tellement bien passé). On avait prévu un long séjour du papa à la maison pour être en famille dans notre cocon et il a enchaîné covid + gastro donc il n’a pas pu être présent. J’ai repris le travail à temps partiel pour ne pas être pressé et j’ai passé les jours off à enchaîner les rendez vous médicaux donc j’étais crevée… J’ai râté beaucoup de premières fois car j’étais absente ou trop mal pour profiter.
    La seule chose top fut l’accouchement.

    Dis toi bien que tu aurais peut-être pu profiter de ces dernières fois sereinement et peut-être pas. On ne peut savoir.

    Dans tous les cas tu as le droit d’être triste et de l’exprimer. courage !

     
    • Lauren dit

      Je ne peux qu’imaginer ce qu’a dû être cet accouchement et ce début de maternité pour cette petite deuxième. Toutefois, j’ai également l’impression, à vous lire, que cette envie de troisième est en quelque sorte pour « réparer » ce qui s’est mal passé lors de la deuxième grossesse. Pour avoir ce qui aurait dû, normalement, se passer : la jolie rencontre avec les aînés, l’allaitement, le retour à la maison dans l’allégresse de la nouvelle arrivée dans la famille.
      Peut-être cela vaudrait-il le coup d’en parler avec un professionnel, d’essayer de faire la paix avec cette partie de l’histoire de votre maternité, de panser les blessures qu’on sent encore à vif dans votre discours ? Quitte à revenir sur ce projet bébé un peu plus tard, si vous en avez toujours l’envie ?

       

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